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La gestion des émotions
Nous parlons partout de la gestion des émotions mais qu'est-ce que ça veut dire ? Et à quoi ça sert ?
Selon mon approche, il s'agit plus d'apprendre à accompagner et accueillir les émotions de l'enfant. De fait, cette posture parentale amène l'enfant à apprendre les gérer.
Pourquoi c'est si important ?
Parce que les émotions parlent d'un besoin qui est frustré et comme nous le savons, un besoin, c'est fondamental ! Nous devons tout faire pour aider notre enfant à y répondre en trouvant une stratégie adaptée.
Parce que si l'on accueille pas les émotions en les niant ou en criant sur notre enfant, il les rentre en lui, il encaisse, comme on dit ! Le problème, c'est que ça ne l'empêche pas de souffrir à l'intérieur de lui et de continuer à vouloir répondre à son besoin. Donc il récidive, il recommence sans cesse ses crises, ces pleurs ou se mure dans le silence et souffre de maux divers (maux au ventre, insomnies,..).
Et pourquoi c'est si difficile ??
Parce que nous n'avons pas bénéficié, pour la plus part d'entre nous, de cet accueil et de cette écoute. Nous reproduisons ce que nous avons vécu enfant. C'est tellement difficile d'être parent !! Nous faisons comme nous pouvons avec les moyens du bord , avec ce que nous connaissons.
Mais quand nous prenons le temps de rejoindre cet enfant en nous qui n'a pas été écouté, il y a tellement de souffrance !
Parce que justement cette souffrance en nous, nous saute à la figure quand notre enfant hurle ou pleure, nous voulons que ça s'arrête au plus vite.
Alors que faire ?
Déjà, aller vers l'acceptation de nos imperfections puis se mettre au travail !
Pour ceux qui habite dans le Lot-et-Garonne, je propose de nombreux ateliers, temps d'échange et conférences. Ils sont annoncés sur ma page facebook régulièrement. N'hésitez pas à me contacter pour me poser des questions.
Je peux aussi vous recevoir à mon cabinet pour un travail personnel ou un entretien éducatif.
Je pratique l'écoute empathique depuis plus de 15 ans avec mes 3 enfants.
C'est dur, c'est fastidieux mais ô combien bénéfique pour toute la famille !
Clarisse Rizzotti
Accompagner les moments difficiles
Chaque âge de la vie amène son lot de difficultés à traverser. Plus nous apprenons tôt à nos enfants à les vivre avec sérénité, plus nos enfants seront capables plus tard de les gérer de façon autonome.
La rentrée est un moment à la fois excitant et stressant pour les enfants quelque soit leur âge. Elle s'accompagne de moments joyeux (retrouver les amis, stimuler sa créativité et son intellect,...) et aussi de moments difficiles voir très difficile à vivre pour certains.
Elle amorce la séparation avec les parents, les amis que l'on perd avec un changement de classe ou d'école et la solitude de ne pas encore avoir créé de nouveaux lien, la nécessité de suivre un groupe et de ne plus laisser place à ses besoins individuels,...
Bref, les problèmes peuvent être nombreux et la souffrance de nos enfants bien réelle.
Nous, parents, nous nous sentons souvent impuissants face à cette souffrance et réagissons souvent avec nos enfants de manière brutale en niant ou ignorant ses sentiments (« ça va aller ! », « C'est pas grave ! », « Tu vas te faire de nouveaux amis! ») ou en essayant de trouver des solutions à leur problème ( « Tu devrais faire comme -ci ou comme ça ! »)
C'est tellement difficile pour nous de voir notre enfant souffrir que nous cherchons toutes les solutions possible pour que la souffrance s'arrête pour lui mais surtout pour nous-même !
Sans nous en rendre compte, en faisant cela, nous faisons durer plus longtemps ce moment et nous empêchons notre enfant d'apprendre à sortir de situations difficiles. Alors que nous savons tous qu'il en vivra d'autres... C'est comme si nous lui disions : « Tu ne dois pas souffrir ! Ou « Tu n'as pas le droit de ressentir ce que tu ressens! ou encore : « Tu n'es pas capable de t'en sortir sans moi ! »
Alors que pouvons nous faire dans ces moments-là ? Qu'est-ce qui pourrait permettre à mon enfant de dépasser ses difficultés, d'aller chercher en lui-même ses ressources et d'en sortir grandi ?
L'écoute, bien sûr !!
Oui, ça paraît tout bête mais c'est tellement efficace ! L'écoute empathique de nous même, d'abord, de notre impuissance, puis de la souffrance de notre enfant.
Il s'agit alors de reformuler ce que notre enfant vit (ce qu'il dit, ses émotions et ses besoins en souffrance) en étant pleinement présent et disponible. (Et non, je ne fais pas la vaisselle en même temps !)
Concrètement, voilà ce que ça peut donner :
L'enfant : « C'est nul l'école ! Je peux même pas jouer ! »
Le parent : « Tu trouves ça nul quand tu es à l'école. Tu as l'impression de ne plus avoir de temps pour t'amuser... »
L'enfant : « Oui...Il faut tout le temps écouter ce que dit la maîtresse, rester assis,...je m'ennuie... »
Le parent : « Hum...ça te demande beaucoup d'effort et ça ne participe pas à ton besoin de jouer ! »
L'enfant : « Oui, c'est vraiment nul ! Il n'y a qu'à la récréation que je peux jouer avec mes copains. »
L'échange peut continuer sur ce mode là. L'idée, c'est de rester à l'écoute du vécu de l'enfant et d'essayer de se mettre à sa place en se demandant : « Que me dit-il de son monde intérieur ? »
L'écoute et la reformulation permettent à l'enfant de descendre dans son ressenti, dans ses émotions et de se sentir vraiment entendu et compris. Si ça l'amène à exprimer plus clairement son émotion en pleurant, criant, ...c'est bon signe ! Ça sort !
Une fois l'émotion entendue et exprimée, peu à peu, l'enfant va aller chercher en lui ses ressources. Il va faire appel à ses capacités d'adaptation pour trouver des pistes pour avancer face à son problème. Cela peut prendre plusieurs jours et même parfois plusieurs semaines...
Par l'écoute empathique et l'accueil inconditionnel du vécu de notre enfant, nous répondons à plusieurs besoins fondamentaux présents chez tous les enfants : l'attention, l'amour et la sécurité.
C'est très dur à traverser pour nous et pour lui mais nous faisons ce chemin ensemble main dans la main. Et nous parents, nous gardons confiance en la capacité de notre enfant à sortir de situations difficiles. Nous savons au fond de nous qu'il y a une lueur en bas du tunnel et que la joie reviendra une fois les difficultés passées.
Clarisse Rizzotti
Aller à la rencontre de l'enfant en nous qui a souffert
Tout un programme !
Oui, je sais, comme ça ne donne pas trop envie et ça peu paraître un peu curieux comme démarche. Et pourtant, c'est tellement salutaire !
Voici quelques explications :
l'enfant que nous avons été se manifeste quotidiennement dans les réactions émotionnelles que nous pouvons avoir. Particulièrement, dans certaines relations ou situations qui nous font réagir fortement de façon positive comme négative.
Un exemple ? Mon fils de 5 ans est de mauvaise humeur. Il fait la tête dans son coin. Quand je lui pose une question, il me répond à peine ou de façon abrupte. Si je commence à sentir monter en moi la colère ou la tristesse, c'est que l'enfant en moi est en train de se manifester et commence à me raconter des histoires. Il dit à l'intérieur de moi : « C'est pas juste ! » « Il ne me respecte pas ! » « Je fais pourtant tout pour lui et il n'est même pas capable de me répondre agréablement !! » Vous voyez la suite...
Alors que si l'on prend un peu de distance par rapport à la situation et qu'on la regarde avec plus de neutralité, qu'est-ce qu'on peut voir ?
- Un enfant de 5 ans qui a passé une journée difficile à l'école et qui ne sait pas encore comment gérer ses propres émotions. Qui aurait juste besoin que sa mère prenne le temps l'écouter pour passer à autre chose.
- Une mère qui se sent elle-même débordée par ses propres émotions d'enfant car elle n'a pas eu le soutien nécessaire, plus jeune, pour les exprimer. Une mère qui a de nombreux besoins en souffrance car personne ne l'a accompagnée pour les identifier et tenter d'y répondre.
Donc finalement : deux enfants l'un en face de l'autre sauf que l'un d'entre eux est censé jouer le rôle du parent...
Quel est le problème en soi ? Le problème, c'est que nous allons installer une relation qui n'est pas juste avec notre fils. Nous allons en quelque sorte, nous servir de lui (inconsciemment) pour nourrir les besoins (d'amour, de reconnaissance,...) qui sont restés en souffrance depuis notre enfance.
En allant à la rencontre de cet enfant en nous qui a souffert, par l'écoute de nos parts blessées, non seulement nous retrouvons notre entièreté et développons nos potentiels et en plus, nous mettons en place des actions justes dans notre quotidien et nos relations.
Que des bénéfices ! Même si, je dois le dire, c'est un chemin qui demande du courage car même si les souffrances de l'enfant en nous sont réveillées involontairement, très fréquemment, aller à leur rencontre pour en prendre soin peut être douloureux mais ô combien salvateur !
Clarisse Rizzotti